L'herboristerie Allié·e·s a choisi l'électricité d'Enercoop

Une herboristerie marseillaise engagée, jusque dans le choix de son énergie
À Marseille, Solène et Alice ont fait le choix de créer leur propre herboristerie, Allié·e·s, avec l’envie de rendre les plantes médicinales accessibles et de défendre une approche éthique de leur métier. Un engagement qui se retrouve aussi dans leur choix de fournisseur d’électricité : elles ont rejoint Enercoop pour donner de la cohérence à leurs valeurs, jusque dans leur consommation d’énergie.
Pouvez-vous nous présenter votre herboristerie et ce qui vous a donné envie de la créer ?
On travaille ensemble depuis longtemps. On s’est rencontrées dans une officine à Marseille, après avoir suivi une formation en alternance de préparatrice en pharmacie. On a ensuite continué notre formation ensemble pour faire un DU de conseil en aromathérapie et phytothérapie, sur deux ans, à la Sorbonne Paris Nord, à Bobigny.
L’idée de créer notre herboristerie a progressivement germé. Notre métier offre assez peu de possibilités de salariat puisqu’il n’existe plus vraiment sous sa forme historique. Et les endroits où nous avions travaillé, en pharmacie ou en herboristerie, ne correspondaient pas toujours à nos valeurs, très ancrées dans l’économie sociale et solidaire (ESS). Créer notre propre structure a donc fini par s’imposer comme une évidence.

À Marseille, il n’y avait que deux herboristeries/pharmacie, il y avait donc la possibilité de développer quelque chose de différent, en proposant un véritable espace de conseil en herboristerie. La réflexion a été assez longue, parce que devenir commerçantes ne faisait pas forcément partie de nos envies... On voulait surtout exercer notre métier correctement, avec une approche éthique, tout en construisant un modèle économique viable. On a beaucoup réfléchi au type d’entreprise à créer et à la manière de concilier nos valeurs avec les réalités économiques.
Avoir une boutique nous permet de réunir au même endroit tout ce dont on a besoin pour proposer un conseil complet et sérieux, avec des plantes de qualité, la plupart issues de filières les plus courtes possible. C’est quelque chose qu’on ne trouvait pas à Marseille. On travaille avec différents fournisseurs, des petits producteurs comme des grossistes en bio. Cela nous permet de proposer des produits de qualité tout en lissant les prix : les petits producteurs sont souvent plus chers, tandis que les grossistes permettent de proposer des prix plus accessibles. Tous nos produits sont bio et on fait très attention à ce qu’on choisit de proposer.
La question du prix reste néanmoins centrale. Un mélange de tisane à 12 ou 13 euros, ça reste cher... Même en faisant au mieux pour maintenir des prix bas, on se heurte à cette réalité. On aimerait donc développer un modèle économique qui permette de rendre l’herboristerie plus accessible, notamment en imaginant des systèmes pour que chacun·e puisse accéder à des produits de qualité, quels que soient ses revenus.

Vous êtes toutes les deux très engagées dans la reconnaissance du métier d’herboriste. Pouvez-vous m'en dire plus sur cet engagement ?
Alice : De mon côté, avant notre projet commun, j’avais déjà suivi plusieurs formations autour des plantes. Je suis cueilleuse depuis 2012. En 2015, j’ai obtenu un certificat de spécialisation en plantes aromatiques et médicinales, davantage orienté vers la production, la cueillette et la culture. Puis, en 2017, j’ai suivi la formation de l’École lyonnaise des plantes médicinales, avant de compléter mon parcours par d’autres formations, notamment chez Althéa Provence.
On continue à se former tout le temps. C’est un métier fait de questionnements, de discussions avec les confrères et consœurs, et de formation continue. On fait partie de différents réseaux où l’on retrouve des personnes qui partagent nos valeurs : travailler avec des petits producteurs, préserver les ressources végétales, proposer un conseil de qualité et exercer notre métier dans une démarche éthique.
On a notamment adhéré à l’Association des Herboristeries de France avant même d’ouvrir notre boutique. Elle propose une grille de critères qui permet de réunir des professionnel·les autour de principes et de valeurs communes. Elle travaille aussi à la définition du métier d’herboriste de comptoir et à sa reconnaissance.
Plus largement, nous faisons partie d’un mouvement qui rassemble les différents maillons de la filière des plantes médicinales : les paysan.ne.s herboristes, les cueilleur.euse.s, les praticien.ne.s en herboristerie et les herboristes de comptoir. L’objectif est de faire reconnaître nos métiers et d’encadrer la production et notamment la cueillette. Des échanges sont en cours pour structurer davantage ce collectif. On a aussi envie de contribuer à faire avancer les choses. Quand l’occasion se présente de parler de notre métier dans les médias ou d’aller rencontrer des élu·es, on y va !
Pourquoi avez-vous choisi Enercoop ?
Alice : J’ai suivi le programme Starter d’Inter-Made, et c’est là qu’on a rencontré Jillian, d’Enercoop, qui travaillait sur un autre projet. On l’a assez rapidement contacté pour se renseigner sur notre approvisionnement en énergie.
Ça nous semblait vraiment intéressant d’avoir un interlocuteur de proximité avec qui échanger sur le sujet. Et, évidemment, ça nous paraissait plus cohérent de ne pas nous fournir en électricité auprès d’un acteur dont l’énergie ne correspondrait pas à nos valeurs. On avait envie de choisir une coopérative avec des engagements politiques et éthiques.
Chez Enercoop, le discours était clair et transparent. On a aussi bénéficié d’un véritable accompagnement, qui nous a permis de prendre une décision en conscience. Avec les autres fournisseurs que nous avions contactés, on avait souvent un interlocuteur différent à chaque échange et des informations floues, alors que chez Enercoop, on pouvait communiquer et c’était important pour nous.

Que diriez-vous à d’autres professionnel·les pour les encourager à se fournir chez Enercoop ?
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas forcément beaucoup plus cher. Et c’est très humain et transparent !
Aujourd’hui, on ne peut pas ne pas se poser la question de notre approvisionnement en énergie et de son impact. C’est l’un des rares endroits où, en tant que professionnel·les, on peut exercer directement notre pouvoir de décision et agir en cohérence avec nos valeurs. On a la possibilité de choisir un fournisseur qui porte des engagements et qui défend une autre vision de l’énergie. Alors, si on peut saisir cette occasion d’agir, autant le faire !
Allez-y et prenez cette décision !
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