Et si la production d’électricité d’origine renouvelablecontribuait à améliorer la qualité de l'eau potable en Charente-Maritime ?
Démarrage des études de potentiel
Un projet de protection de la ressource d'eau
Le syndicat Eau 17 est un établissement public qui organise les services d’eau et d’assainissement pour plus de 500 000 habitants de la Charente-Maritime. En 2024, Eau 17 a lancé un appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour deux projets d'agrivoltaïsme sur les champs captants de Landrais et de Lucérat, situé sur la commune de La Clisse. L’idée derrière cet AMI est peu commune pour être saluée : financer le changement des pratiques agricoles sans intrant (pesticides, nitrate) par les revenus issus de la vente d’électricité des centrales photovoltaïques implantées sur les champs des captages d’eau de ces 2 communes.
Les zones de captage d'eau de ces deux communes sont touchées par la pollution aux nitrates et pesticides, 1ère cause de la dégradation des eaux souterraines.Si ce projet d’agrivoltaïsme, qui est pour l’instant au stade des études, devenait réalité, il serait une opportunité pour accompagner les agriculteurs et agricultrices vers des cultures végétales et biologiques, et leur permettre de s’engager durablement pour la transition énergétique et le bien-être de tous et toutes.
Ce projet contribuerait à l’atteinte des objectifs du programme Re-Sources, qui depuis 2023 cherche à protéger 68 aires d’alimentations de captages prioritaires en Nouvelle-Aquitaine, soit 94 % des captages actifs classés prioritaires du territoire.
La quasi-totalité de la Nouvelle-Aquitaine est touchée par la pollution de l’eau principalement causée par les nitrates et les produits phytosanitaires. Ces polluants diffus sont des intrants utilisés en agriculture, en majorité associés aux grandes cultures et à la viticulture. L’agriculture biologique est une solution pour protéger les aires de captage d’eau.
Et si l’agrivoltaïsme facilitait le passage à l’action à une agriculture biologique ?




Voici les grandes orientations qui ont guidé la proposition d’Enercoop Nouvelle-Aquitaine dans sa réponse à l’appel à manifestation d’Eau 17 :
- faire un projet au service du territoire néo-aquitain et de ses habitant.es
- être en soutien de l'agriculture qui est de plus en plus impactée par le dérèglement climatique et mettre les agriculteur.rices au centre des projets
- partager la valeur créée par le projet pour créer un effet de levier favorisant le changement vers un modèle agricole qui permet de lutter contre les gaz à effet de serre
- avoir une vision systémique des enjeux de transition énergétique et soutenir les pratiques agricoles (biologique, agroforesterie) qui font partie des solutions pour la préservation de notre environnement et de notre santé
Parmi les actions proposées, qui sont actuellement à l’étude : faire un projet d’une superficie la plus petite possible tout en générant les revenus nécessaires à la transition agricole, l’accompagnement des agriculteurs/agricultrices et à la protection de la ressource en eau.
En résumé, un minimum d’emprise pour un maximum d’impacts !


Et l’électricité produite dans tout ça ?
A ce stade de la réflexion, il est bien trop tôt pour dire comment l’électricité produite sera valorisée. Plusieurs possibilités seront étudiées :
- l’autoconsommation collective : les collectivités, les agriculteur.rices et les entreprises, situé.es dans une zone de 10 km de rayon autour du parc, consomment tout ou partie de l’électricité produite par les parcs agrivoltaïques. C’est une façon innovante de créer des boucles courtes de l'énergie, de partager le KWh produit à l'échelle locale, de maîtriser le prix de l’électricité sur le temps long et d’être moins vulnérable à l’évolution des prix de l’électricité liée au marché.
- la revente de l’électricité via un appel d’offre de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE)
Les études préalables avant tout
Les étapes du projet
Un projet co-construit avec le territoire
Pour faire un projet de territoire aux bénéfices de toutes et tous, Enercoop Nouvelle-Aquitaine s’engage à écouter l’ensemble des parties prenantes du projet. Cette concertation s’organise au travers de plusieurs organes de dialogue :
- des ateliers de travail avec les agriculteurs et agricultrices pour construire un projet agricole adapté à leurs contraintes et aux besoins du territoire
- des temps dédiés aux habitant⋅es (permanences, réunions, ateliers) pour recueillir les besoins du territoire, prendre en compte les enjeux paysagers, alimentaires et sanitaires
- un comité opérationnel composé d’Eau17, Impulsion, Enercoop Nouvelle-Aquitaine qui fait la synthèse des attentes et besoins du territoire afin de proposer des solutions techniques et économiques adaptées
- un comité de pilotage réunissant l’ensemble des parties prenantes (voir ci-dessous) : il se nourrit des instances précédentes et prend les décisions stratégiques (dimensionnement technique et agricole, valorisation de l’électricité, le montage juridique et financier)


Les parties prenantes
Les agriculteurs et agricultrices concerné.es seront impliqué.es au cœur des projets dans la construction du nouveau modèle agricole.
Les habitants et habitantes seront associés dans différents ateliers et permanences de concertation tout au long du projet.
Si vous avez des questions complémentaires, vous pouvez nous contacter à










